[Dédicace]
Il n'est pas toujours bon de se trouver dans un aéroport ... Tout particulièrement quand il s'agit d'un départ ...
Des souvenirs reviennent ... d'autres départs ... qui fort heureusement laissaient augurer des retours ...
Mais ces instants plus que déchirants ... une personne les reconnaîtra ... et pourra les partager ...
Les formalités d'enregistrement se sont déroulées sans difficulté, malgré un "petit" excédent de bagage qu'il a fallu payer cash avant de s'engager dans la zone d'embarquement ...
Mes bagages contiennent de quoi vivre pendant plus d'un mois ... version camping ... en attendant que les affaires qui font route par voie de mer me rejoignent. Inutile de dire que j'ai fait le plein ... pour éviter d'être pris au dépourvu ....
Check sécurité et frontière terminés ... il n'y a plus qu'à compléter l'inventaire par quelques derniers achats de cigarettes au duty free car même si la destination de mon voyage promet des prix encore plus réduits, je ne trouverai pas forcément la marque que j'affectionne ...
La zone d'attente n'est pas bondée contrairement à ce que je m'attendais ... Un calme reposant règne dans la salle ...
Il n'y a plus qu'à attendre ...
L'avion (un airbus A330 de la compagnie Corsair) est sur le tarmac et les personnels de piste s'affairent activement ...
Une bonne demi-heure avant l'horaire de décollage prévue, les hôtesses annoncent le début de l'embarquement ... et là ... comme sortie de nulle part ... ou plutôt sortant de partout ... une foule bruyante se presse vers le guichet et se masse dans une cohue ... assez indescriptible ...
Apparemment le staff est aussi surpris que moi de ce changement d'ambiance ... et pourtant eux devaient savoir ...
Une tentative de "reprise en main" s'effectue sans réel succès ...
"Les femmes et les enfants d'abord !"
"Nous procédons d'abord à l'embarquement des occupants des rangs 10 à 30" ...
Mais la marée humaine s'est cristallisée devant la zone délimitée par les rubans et il est maintenant certain qu'elle ne va plus en bouger ...
On m'a attribué la place 29B et je tente ma chance ... difficile de se frayer un chemin... tiens non !
De manière assez étonnante, cette foule n'est pas hostile et accepte bien volontiers de se laisser traverser pour peu que l'argument du numéro de siège soit présenté ...
Je me retrouve enfin dans le havre de paix de la passerelle ... certain que le plus dur a été accompli ...
Un salut courtois de l'équipage à la porte de l'avion ...
Et ... voilà une autre foule ... à l'intérieur de l'appareil ... qui s'active dans un brouhaha de marché...
Cette fois, il ne s'agit plus de monter dans l'appareil mais de parvenir à caser son bagage à main ...
Et moi qui croyait qu'il y avait des dimensions imposées ... apparemment je suis un des seuls à avoir vérifié les dimensions avant de venir à l'aéroport !
Au dessus de mon siège, les compartiments sont pleins ... le stewart m'invite à placer mon bagage plus loin, ce que je fais rapidement, car la foule qui attendait d'embarquer nous a déjà rejoint et son arrivée présage que le désordre ne va aller en s'améliorant.
Je regagne mon siège et goûte un sentiment de devoir accompli ...
Il n'y a plus qu'à s'installer !
Dans le couloir, le stewart qui s'est fait connaître comme d'origine antillaise, ne ménage pas les passagers arrivants.
Selon lui, ils n'ont qu'à se débrouiller pour caser leur bagage ...
"Non Madame, votre valise est trop grande, si vous n'arrivez pas à la faire rentrer, je vais la faire passer en soute" ...
"Non Monsieur, je ne suis pas là pour porter votre bagage !"
Je n'ai jamais vu ça (il me faudra plusieurs jours pour comprendre cette attitude ... mais c'est une autre histoire !)
Finalement, à force de menacer les uns ou les autres de transférer leur valise ou leur sac vers le pont inférieur de l'appareil, il se fait tancer vertement par une dame âgée qui n'a pas sa langue dans sa poche et disparaît vers le fond de l'avion ... on ne le reverra plus durant tout le voyage ... et c'est bien ainsi !!!
La solidarité et la débrouillardise sénégalaises légendaires se mettent en branle et à force de chargement-déchargement-déplacement, les bagages trouvent tous leur place ....
Il est temps ! Chez Corsair, on ne badine pas avec les horaires ... et l'avion entame déjà son roulage que les compartiments sont encore ouverts !
Je n'épiloguerai pas sur les consignes de sécurité habituelles ... elles sont rapidement expédiées ... et repassent en boucle sur les écrans ...
16H50 - L'avion décolle avec 10 petites minutes de retard ... cela tient d'un premier miracle ....
Le second miracle ? C'est qu'avec la totalité des excédents de bagage et le poids apparent des bagages à main, cette avion parvienne à tenir en l'air !
Le sol français s'éloigne peu à peu pour disparaître sous les nuages qui nous accompagneront durant presque tout le vol ...
Il règne une ambiance bon enfant dans la cabine. J'observe des costumes chatoyants; certains semblent sortis tout droit d'une cérémonie. C'est rassurant.
Le vol se passe sans histoire et quelques 5 heures 45 plus tard, l'atterrissage à Dakar s'effectue sans "trop" de heurts ... après un survol de la capitale dont les lumières semblent lui donner une dimension gigantesque.
Cependant, le pilote semble pressé de rejoindre le parking car il nous impose un freinage des plus intenses ....
A l'applaudimètre (traditionnel sur les longs courriers), on entend bien que sa prestation finale n'a pas fait l'unanimité !
A l'applaudimètre (traditionnel sur les longs courriers), on entend bien que sa prestation finale n'a pas fait l'unanimité !
20 Heures 30 heure locale : Il fait nuit et on n'aperçoit à l'extérieur que les lumières de l'aéroport....
L'appareil se déplace lentement vers l'aérogare.
Apparemment "on est arrivé !". Certains passagers se lèvent déjà pour récupérer leurs affaires.
La réaction de l'équipage est immédiate, mais peu couronné de succès : "Nous demandons aux passagers d'attendre l'arrêt complet de l'appareil avant de quitter leur siège". La majorité des troublions s'exécutent avec la mine de gamins pris la main dans le pot de confiture, mais quelques uns semblent vraiment décidés à passer outre et continuent de "fourgonner" dans les compartiments. Il faut la présence insistante d'une hôtesse qui semble en avoir vu d'autres pour que tout ce petit monde récalcitrant se rasseye.
De toute façon, l'avion a sans doute atteint son parking car quelques secondes plus tard, c'est effectivement "l'arrêt complet de l'appareil".
Et là !
La foule reprend ses droits !
En moins d'une minute toutes les allées sont remplies de monde. Les compartiments à bagage, eux, sont vidés en un temps record et les valises circulent de main en main, au dessus des sièges, en direction de leur légitime propriétaire.
Quand à moi qui n'est pas vu venir la situation et ai fait preuve d'une absence totale de réflexe, je me retrouve coincé dans mon siège, sans aucune possibilité de me lever et de récupérer mon précieux bien.
Je philosophe calmement en me disant qu'au final, nous parviendrons bien tous à le quitter cet avion.
Par le hublot, j'aperçois alors un étrange balai d'autocars venant dans notre direction et je comprends, alors (ou enfin), que le débarquement va durer ... un peu ...
Car effectivement, une fois les portes ouvertes, c'est par grappe que les passagers sortent de l'appareil, puis montent dans les véhicules.
Et moi qui pensais que nous étions arrivés à bon port !
Au bout de longues minutes, l'avant de l'appareil s'étant vidé, je parviens enfin à me lever et à me diriger vers la sortie, en profitant au passage pour reprendre ma valise.
Quelques minutes de plus et me voilà en haut de la passerelle, à l'air libre.
L'air est chaud et humide malgré l'heure avancée, mais c'est avec plaisir que je retrouve cette sensation de chaleur déjà connue sous d'autres latitudes.
Quelques marches ... le car se remplit doucement ... les portes se ferment ... La chaleur est déjà moins agréable !
On se met en route ... et on s'arrête presque immédiatement ... en fait 100 mètres plus loin ... devant l'entrée de l'aérogare ...
Je m'interroge, sans juger, sur l'utilité de la procédure ...mesures de sécurité ? Bof ...
Mais le questionnement ne dure pas, car il y a maintenant une autre foule à affronter : celle des 3 files parallèles qui attendent de passer au contrôle.
L'ambiance est un peu tendue ... Tous s'impatientent ... Les enfants sont au bout de leur réserve de calme, déjà bien éprouvée par la durée du voyage ...
Mais ici, les enfants, c'est sacré ... et leurs cris ne durent pas bien longtemps car ceux qui attendent laissent gentiment leur place aux familles accompagnées de bambins ... qui disparaissent rapidement en direction des guichets... Remarquable !
L'attente est longue ... et s'étire ... Je ne compte plus le temps ...
Au final, je parviens devant les tapis à bagages ... bien persuadé que les miens sont déjà livrés vu les sommes de patience qu'il a fallu déployer.
Je questionne mes camarades d'infortune (et d'attente) qui m'indiquent que le hasard des vols a fait que 3 avions sont arrivés coup sur coup (ce qui explique les files interminables) et que pour les bagages, il va sûrement falloir ... attendre ...
Effectivement, nous attendons !
Cela donne l'occasion d'observer quelques scènes des plus cocasses, car dans la mesure où certains sont encore en perdition dans les procédures d'entrée, ils ne sont pas en train de récupérer leurs bagages.
Les tapis, peu chargés lors de mon arrivée dans la salle, s'emplissent peu à peu, alimentés par les bagagistes qui les délivrent, avec un soin tout relatif (soupir de soulagement en me souvenant que j'ai pris des valises coques).
Ils s'emplissent même tellement que, dans les virages, les bagages se coincent, créant des amas qui refusent d'avancer jusqu'à ce que plusieurs valises et paquets ne tombent du tapis avec fracas.
Les passagers en attente tentent de remettre les bagages sur les circulaires alors que de leur côté, les bagagistes qui n'ont rien perçu continuent d'alimenter le trop plein.
Cela donne une impression de désordre bruyant, alimenté par les cris des uns qui ont aperçu (enfin !) leur bien et demande qu'on l'intercepte, et les cris des autres qui demandent qu'on arrête de "charger la barque" (pardon "la pirogue") qui est en train de sombrer.
En fait, il y a des bagages partout ! Mais pas de propriétaires !
Je m'étonne de ma patience en la circonstance ... Serais-je devenu philosophe ?
Inutile de décrire mon soulagement quand je vois apparaître les deux malles contenant ce qui va être ma vie pendant quelques semaines ... il n'aurait plus manqué qu'elles s'égarent ...
Je parviens à les capturer rapidement et m'échappe avec soulagement du tumulte ... abandonnant lâchement ceux qui attendent encore.
On est venu me chercher et je peux enfin sortir de l'aérogare !
Nouveau choc culturel, mais là je crois que c'est la fatigue : A l'extérieur, une foule bigarrée attend derrière des barrières ... me faisant croire un instant que ma célébrité est parvenue jusqu'ici ... Je suis bien sûr vite détrompé par les appels qui ne s'adressent pas à moi ... Ouf finalement !
Mon guide écarte de quelques mots la horde de porteurs et autres chauffeurs de taxis qui se pressent à notre rencontre en offrant leur service et enfin ... je me retrouve au calme dans la voiture ... un peu éberlué ... complètement déboussolé ... mais bien content d'être enfin arrivé.
En route donc vers mon palace ... euh non ... mon appartement ...
Ah oui ... mais zut ! Il n'y a pas encore d'eau et d'électricité ...
Bon ben alors "en route" simplement ... on verra bien !
L'appareil se déplace lentement vers l'aérogare.
Apparemment "on est arrivé !". Certains passagers se lèvent déjà pour récupérer leurs affaires.
La réaction de l'équipage est immédiate, mais peu couronné de succès : "Nous demandons aux passagers d'attendre l'arrêt complet de l'appareil avant de quitter leur siège". La majorité des troublions s'exécutent avec la mine de gamins pris la main dans le pot de confiture, mais quelques uns semblent vraiment décidés à passer outre et continuent de "fourgonner" dans les compartiments. Il faut la présence insistante d'une hôtesse qui semble en avoir vu d'autres pour que tout ce petit monde récalcitrant se rasseye.
De toute façon, l'avion a sans doute atteint son parking car quelques secondes plus tard, c'est effectivement "l'arrêt complet de l'appareil".
Et là !
La foule reprend ses droits !
En moins d'une minute toutes les allées sont remplies de monde. Les compartiments à bagage, eux, sont vidés en un temps record et les valises circulent de main en main, au dessus des sièges, en direction de leur légitime propriétaire.
Quand à moi qui n'est pas vu venir la situation et ai fait preuve d'une absence totale de réflexe, je me retrouve coincé dans mon siège, sans aucune possibilité de me lever et de récupérer mon précieux bien.
Je philosophe calmement en me disant qu'au final, nous parviendrons bien tous à le quitter cet avion.
Par le hublot, j'aperçois alors un étrange balai d'autocars venant dans notre direction et je comprends, alors (ou enfin), que le débarquement va durer ... un peu ...
Car effectivement, une fois les portes ouvertes, c'est par grappe que les passagers sortent de l'appareil, puis montent dans les véhicules.
Et moi qui pensais que nous étions arrivés à bon port !
Au bout de longues minutes, l'avant de l'appareil s'étant vidé, je parviens enfin à me lever et à me diriger vers la sortie, en profitant au passage pour reprendre ma valise.
Quelques minutes de plus et me voilà en haut de la passerelle, à l'air libre.
L'air est chaud et humide malgré l'heure avancée, mais c'est avec plaisir que je retrouve cette sensation de chaleur déjà connue sous d'autres latitudes.
Quelques marches ... le car se remplit doucement ... les portes se ferment ... La chaleur est déjà moins agréable !
On se met en route ... et on s'arrête presque immédiatement ... en fait 100 mètres plus loin ... devant l'entrée de l'aérogare ...
Je m'interroge, sans juger, sur l'utilité de la procédure ...mesures de sécurité ? Bof ...
Mais le questionnement ne dure pas, car il y a maintenant une autre foule à affronter : celle des 3 files parallèles qui attendent de passer au contrôle.
L'ambiance est un peu tendue ... Tous s'impatientent ... Les enfants sont au bout de leur réserve de calme, déjà bien éprouvée par la durée du voyage ...
Mais ici, les enfants, c'est sacré ... et leurs cris ne durent pas bien longtemps car ceux qui attendent laissent gentiment leur place aux familles accompagnées de bambins ... qui disparaissent rapidement en direction des guichets... Remarquable !
L'attente est longue ... et s'étire ... Je ne compte plus le temps ...
Au final, je parviens devant les tapis à bagages ... bien persuadé que les miens sont déjà livrés vu les sommes de patience qu'il a fallu déployer.
Je questionne mes camarades d'infortune (et d'attente) qui m'indiquent que le hasard des vols a fait que 3 avions sont arrivés coup sur coup (ce qui explique les files interminables) et que pour les bagages, il va sûrement falloir ... attendre ...
Effectivement, nous attendons !
Cela donne l'occasion d'observer quelques scènes des plus cocasses, car dans la mesure où certains sont encore en perdition dans les procédures d'entrée, ils ne sont pas en train de récupérer leurs bagages.
Les tapis, peu chargés lors de mon arrivée dans la salle, s'emplissent peu à peu, alimentés par les bagagistes qui les délivrent, avec un soin tout relatif (soupir de soulagement en me souvenant que j'ai pris des valises coques).
Ils s'emplissent même tellement que, dans les virages, les bagages se coincent, créant des amas qui refusent d'avancer jusqu'à ce que plusieurs valises et paquets ne tombent du tapis avec fracas.
Les passagers en attente tentent de remettre les bagages sur les circulaires alors que de leur côté, les bagagistes qui n'ont rien perçu continuent d'alimenter le trop plein.
Cela donne une impression de désordre bruyant, alimenté par les cris des uns qui ont aperçu (enfin !) leur bien et demande qu'on l'intercepte, et les cris des autres qui demandent qu'on arrête de "charger la barque" (pardon "la pirogue") qui est en train de sombrer.
En fait, il y a des bagages partout ! Mais pas de propriétaires !
Je m'étonne de ma patience en la circonstance ... Serais-je devenu philosophe ?
Inutile de décrire mon soulagement quand je vois apparaître les deux malles contenant ce qui va être ma vie pendant quelques semaines ... il n'aurait plus manqué qu'elles s'égarent ...
Je parviens à les capturer rapidement et m'échappe avec soulagement du tumulte ... abandonnant lâchement ceux qui attendent encore.
On est venu me chercher et je peux enfin sortir de l'aérogare !
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Nouveau choc culturel, mais là je crois que c'est la fatigue : A l'extérieur, une foule bigarrée attend derrière des barrières ... me faisant croire un instant que ma célébrité est parvenue jusqu'ici ... Je suis bien sûr vite détrompé par les appels qui ne s'adressent pas à moi ... Ouf finalement !
Mon guide écarte de quelques mots la horde de porteurs et autres chauffeurs de taxis qui se pressent à notre rencontre en offrant leur service et enfin ... je me retrouve au calme dans la voiture ... un peu éberlué ... complètement déboussolé ... mais bien content d'être enfin arrivé.
En route donc vers mon palace ... euh non ... mon appartement ...
Ah oui ... mais zut ! Il n'y a pas encore d'eau et d'électricité ...
Bon ben alors "en route" simplement ... on verra bien !



3 commentaires:
vous m'avez beaucoup amusée.
Beaucoup d'humour et c'est bien.
Allez donc faire un tour à l'est du pays (vers Kédougou)et en Casamance aussi. C'est tout simplement magnifique !
donnez des nouvelles de ce pays que j'aime tant.
nous allons bientôt venir également, te lire nous prépare douce au changement...merci et bonne continuation
Un texte très amusant. Je m'y retrouve car j'ai vécu la même chose en revenant de paris la semaine dernière via un vol de la compagnie corsair également. Pourtant je suis une sénégalaise vivant au Sénégal, je n'étais à paris que pour les vacances mais c'était mon premier voyage et au retour j'ai eu les mêmes sensations bizarrement: la chaleur qui nous accueille à la sortie de l'avion, l'odeur de la mer, le court trajet du bus, les longues formalités, les bagages, etc. En lisant votre texte, je retrouve tout cela à travers le regard de quelqu'un d'autre et ça m'a beaucoup amusé. Continuez ainsi, je trouve votre blog très intéressant.
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